Douleur et défaut de soins maternels : 2 stressors pour le nouveau-né qui impactent cerveau et développement comportemental

Une très complète revue de la littérature vient de paraître dans la revue NEUROSCIENCE,  sur les effets combinés de la douleur et du manque de soins maternels chez le nouveau-né, par Sean Mooney-Leber et Susanne Brummelte :

  • Les conséquences neuro-développementales de la douleur sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, sur le cerveau et sur le comportement
  • Le manque de soins maternel en unité de soins intensifs néonatals et ses conséquences neuro-développementales et sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien
  • Les liens entre la douleur du nouveau-né et défaut de soins maternels avec les possibles mécanismes d’interactions
  • le Soin Kangourou : ses effets sur le développement cognitif à long terme, sur la construction des structures cérébrales, ses effets antalgiques, sur la sécrétion de cortisol et donc sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien
  • Les recherches futures

 

Brummelte2016

Les auteurs concluent d’une part, que l’activation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et le largage consécutif de glucocorticoïdes qui suit la douleur néonatale ou le défaut de soins maternels pourrait être l’un des mécanismes expliquant certains des devenirs négatifs observés chez l’enfant prématuré lorsqu’il grandit ( moindres performances cognitives, troubles de l’attention, troubles métaboliques  …) : des recherches futures sont nécessaires pour déterminer les mécanismes moléculaires sous jacents exacts.

Et d’autre part, que les bénéfices observés sur le développement à long terme de l’enfant ayant pu profiter du soin kangourou indiquent un rôle de modulateur des soins maternels sur la douleur du nouveau-né, qui  produit un affaiblissement de la réponse au stress. Toutefois, le mécanisme exact du soin kangourou et de ses multiples bénéfices, qui vont d’une meilleure oxygénation à la réduction des signes comportementaux lors d’un soin douloureux, reste à élucider. Une meilleures compréhension pourrait faciliter son implantation dans les unités néonatales.

Publié le mardi 26 juillet 2016

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