Paracétamol et prévention de la douleur du nouveau-né : est-ce une si bonne idée ?

La Cochrane Database of Systematic Reviews publie, au mois d’Octobre 2016, une mise à jour de la méta-analyse sur les effets du paracétamol sur le nouveau-né quand il est administré :

  • En prévention de la douleur dans le cas d’une naissance instrumentée – ventouse ou forceps : aucune réduction de la douleur n’est constatée chez les bébés traités par paracétamol. De plus, leurs réponses à une ponction par lancette à 2 ou 3 jours de vie ( lors du test de Guthrie par exemple) était augmentée par rapport au groupe placebo.

Bosse séro-sanguine et paracétamol

 

  • Lors d’une ponction par lancette, aucune réduction de la douleur n’a été constatée par rapport au groupe placebo ou en comparaison avec le groupe EMLA. L’utilisation de paracétamol était associée à une réponse à la douleur plus forte que celle constatée dans le groupe glucosé.
  • Pour les examens ophtalmologiques, le paracétamol était efficace comparé à l’eau, mais la réponse à la douleur était plus forte dans le groupe traité par paracétamol que dans le groupe ayant reçu du sucrose 24%.
  • Pour les enfants ayant subi une chirurgie majeure thoracique ou abdominale, et bénéficiant d’un traitement associant paracétamol et morphine, ou morphine seule, la quantité nécessaire de morphine nécessaire dans les 48 premières heures suivant la chirurgie était plus faible dans le groupe paracétamol. Les auteurs soulignent que des études supplémentaires sont nécessaires dans cette configuration.

Les auteurs concluent que malgré que les 10 études incluses dans cette méta-analyse soient de bonne qualité, la faiblesse des effectifs des bébés enrollés atténue la qualité de la preuve.

Publié le mercredi 7 décembre 2016

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