Le peau à peau à la naissance et en suites de naissance augmente l’incidence de l’allaitement exclusif

Une publication intéressante car rare, qui traite des stratégies possibles pour aider les mères à atteindre leur objectif à allaiter leur bébé sans complément, en utilisant le soin peau à peau en suites de couches.

life_19_6_Cover.inddPartant du constat que approximativement un tiers des femmes qui avaient initialement exprimé leur souhait d’allaiter exclusivement leur bébé, lui donnaient un complément de lait artificiel au cours du séjour, l’équipe de la maternité d’un hôpital militaire américain, a mis en place de nouvelles pratiques de soin :

  • Favoriser le peau à peau en salle de naissance : évaluation et mise à jour des connaissances de l’équipe, poursuite du peau à peau au cours de la 1ère heure, laisser le nouveau-né spontanément se mouvoir vers le sein et téter.
  • Favoriser le peau à peau en suites de couches : à l’aide d’un algorithme décisionnel, le peau à peau et éventuellement l’expression manuelle de colostrum sont proposés pour supplémenter le bébé.

Les futurs mamans et les parents sont informés en période ante-natale par oral et par écrit de cette nouvelle pratique de l’équipe et chaque femme reçoit au moment de l’accouchement, si elle souhaite allaiter exclusivement son bébé, un document reprenant les pratiques favorisant ce projet ou à l’inverse ce qui peut le gêner.

Au final, sur une année, le taux de pratique du peau à peau en salle de naissance et suites de naissance a augmenté de 20 % et le taux d’allaitement exclusif a également augmenté de 20%.

Les raisons pour lesquelles les mères demandaient des compléments de lait artificiel étaient le plus souvent :

  • Le bébé était trop endormi pour téter
  • Elles ne souhaitaient plus mettre leur bébé au sein
  • Elles croyaient que leur bébé ne recevait pas assez de lait
  • Le bébé pleurait et était difficilement consolable
Publié le mercredi 22 juin 2016

Pour aller plus loin

Accéder à cette publication sur le site de la revue  Nursing for women’s health en cliquant ici